Après quatre journées de championnat, le FCM Amateurs - Mulhouse Basket (Prénationale) a déjà changé d'entraîneur et d'Américain : si José Moreno a laissé sa place à Jamel Benabid après la défaite concédée d'entrée de jeu face au CSSL Rixheim, Anthony Thomas, dont le rendement n'a pas été à la hauteur de ce qu'en attendaient les dirigeants haut-rhinois, a été remplacé quelques jours plus tard par son compatriote, Troy Nesmith, bien connu dans la région puisqu'il portait les couleurs du Kaysersberg ABCA en N2 la saison passée après avoir notamment défendu celles de Blois (N2 et N1), Saint-Vallier (N2) ou encore Lille (N1).
Arrivé il y a un peu plus d'une semaine, ce natif de Pittsburg a d'emblée frappé un grand coup lors de sa première sortie officielle sous le maillot de sa nouvelle équipe, le week-end dernier à Weitbruch, avec 26 points, 13 rebonds et 7 interceptions. « Il n'a pas un gramme en trop et il est presque en pleine forme : il manque simplement de rythme, car il n'a plus joué depuis le mois de mai » , commente Jamel Benabid. « Il a tout de suite pris les choses en main : il n'a eu aucun mal à s'intégrer au groupe, à en prendre les commandes et à le bonifier en permettant à ses coéquipiers de s'exprimer davantage. Nous avons fait une très bonne pioche : il correspond parfaitement au profil que nous recherchions, un profil de leader, capable d'apporter son expérience et sa maturité à un groupe qui en a bien besoin car encore bien jeune. »
« Nous ne sommes pas devenus invincibles »
Sur un effectif de 13 joueurs, six ont moins de 20 ans et manquent donc encore de repères. Ce qui complique la tâche alors que l'objectif annoncé en début de saison par Francis Larger, patron du groupe du même nom désireux de relancer le basket à Mulhouse, était de monter en N3 à l'issue de cette saison sans concéder la moindre défaite et que les deux premiers matches, face au CSSL Rixheim et à la SIG II, se sont soldés par deux revers. « Nous devons avoir de l'ambition, mais nous ne devons pas non plus tomber dans l'excès », souligne Jamel Benabid. « Quoi qu'il en soit, nous sommes désormais attendus de pied ferme par tous nos adversaires, qui à chaque fois donnent le maximum pour essayer de nous faire chuter. Nous devons donc nous mettre à leur niveau en faisant preuve de la même envie de gagner, de la même motivation et de la même hargne qu'eux. En n'oubliant pas que ce n'est pas parce que Troy est avec nous que nous sommes devenus invincibles : il nous apporte énormément, mais il ne peut pas non plus tout faire à lui tout seul. »
Dans ces conditions, les Mulhousiens, d'ores et déjà handicapés par leurs deux revers, doivent continuer à « travailler dans la sérénité afin de progresser encore » et surtout reprendre confiance en eux. « Nous commençons peu à peu à trouver notre rythme de croisière. Mais nous avons encore beaucoup de pain sur la planche ! »
Sandrine Pays


